Koulikoro, le 5 octobre 2026- L’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (ARMDS) a ouvert ce lundi 5 octobre 2026, à Koulikoro, une série de sessions de formation à l’intention des acteurs de la commande publique des régions de Koulikoro, Dioïla et Nara. Plus de 200 participants, issus de l’Administration publique, des collectivités locales et du secteur privé, seront outillés sur les procédures nationales de passation, d’exécution, de contrôle et de règlement des marchés publics. Quatre sessions simultanées se tiendront du 5 au 16 octobre à l’intention des acteurs de la région de Koulikoro, suivies de deux autres du 19 au 23 octobre destinées aux acteurs des régions de Nara et Dioila. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions menées par l’ARMDS sur l’ensemble du territoire national depuis sa création.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue au Centre multifonctionnel COB de Koulikoro, en présence du Préfet du Cercle de Koulikoro, représentant le Gouverneur de la région, du Président de l’ARMDS, Alassane BA, du Directeur Général des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP), Soïbou Mariko, du Maire de la Commune Urbaine de Koulikoro, Aliou Moussa TAMBOURA, ainsi que des membres du Conseil de Régulation, des représentants des faîtières du secteur privé et des équipes techniques d’encadrement de l’ARMDS.

Du 5 au 16 octobre, quatre sessions simultanées, aux niveaux initiation et perfectionnement, sont consacrées aux autorités contractantes et aux acteurs du secteur privé de la région de Koulikoro. Du 19 au 23 octobre, deux sessions supplémentaires accueilleront les acteurs des régions de Dioïla et de Nara, délocalisés à Koulikoro pour des raisons pratiques et logistiques. Ce dispositif de formation répond aux insuffisances relevées lors des missions de contrôle et d’évaluation à travers le pays.

Le Maire de la Commune Urbaine de Koulikoro, Aliou Moussa TAMBOURA, a salué l’initiative en ces termes : « Ces sessions arrivent donc à point nommé. Elles permettront aux autorités contractantes de renforcer leurs compétences et aux acteurs du secteur privé de mieux connaître leurs droits et leurs obligations. Elles contribueront ainsi à plus de transparence, d’équité et d’efficacité dans la gestion des deniers publics. »

Le Directeur Général des Marchés Publics et des Délégations de Service Public, Soïbou Mariko, a rappelé l’enjeu national : « La formation des acteurs de la commande publique est une œuvre de contribution à l’édification d’un Mali nouveau ». C’est pourquoi, il a saisi l’occasion pour « saluer et féliciter l’ARMDS pour la tenue régulière des sessions de formation mais surtout pour l’augmentation graduelle des dotations accordées à ses services dans le cadre des renforcements des capacités de son personnel ».

Pour le Président de l’ARMDS, Alassane BA, la formation est le choix stratégique de l’institution: « Une loi qui régule sans former ne fait que sanctionner l’ignorance. Une loi qui forme avant de réguler construit la conformité. C’est ce second chemin que l’ARMDS a choisi, et c’est ce chemin que nous parcourons, une région après l’autre, une session après l’autre, depuis sa création. » Il a ajouté: « La réglementation des marchés publics n’est pas une contrainte technocratique. Elle est la garantie que l’argent public sera utilisé avec efficacité, transparence et intégrité. Chaque procédure que vous maîtriserez est une ressource publique préservée. Chaque règle d’éthique que vous respecterez est une confiance consolidée entre vos institutions et les populations que vous servez. »

Un outil mis entre les mains des acteurs

Représentant le Gouverneur de la région, le Préfet du Cercle de Koulikoro, Djibril Diawara, a insisté sur la portée de la formation : « Trop de projets, dans nos cercles et nos communes, connaissent des retards, des contentieux ou des surcoûts qui trouvent leur origine, non pas dans un manque de bonne volonté, mais dans une méconnaissance des règles. Cette formation vient combler ce vide. Elle ne doit pas être reçue comme une remontrance, mais comme un outil que l’État met entre vos mains. » Il a également souligné : « Une région se juge à ses routes, à ses écoles, à ses centres de santé. Mais avant d’être des ouvrages, ce sont des marchés. Et avant d’être des marchés, ce sont des hommes et des femmes formés, rigoureux et intègres. C’est cette chaîne que nous consolidons aujourd’hui, à Koulikoro, pour Koulikoro, pour Dioïla et pour Nara. »